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USA-Christa Pike, condamnée à mort dans le Tennessee, survit à une tentative d'exécution
information fournie par Reuters 01/10/2026 à 09:17

par Steve Gorman

Christa Pike, condamnée à mort pour le meurtre d'une camarade de classe il y a trois décennies, a survécu à la tentative de l'État du Tennessee de l'exécuter par injection létale mercredi soir, ont déclaré les responsables pénitentiaires.

Elle devait être la première femme à être mise à mort dans cet Etat depuis plus de deux cents ans.

On ignore à ce stade l'état de santé de Christa Pike, 50 ans, après son transfert de l'établissement pénitentiaire de haute sécurité de Riverbend, à Nashville, vers un hôpital situé à proximité pour y recevoir des soins médicaux.

Les journalistes qui ont assisté à la tentative d'exécution de Christa Pike, qui a reçu deux injections létales, ont décrit des ronflements, des expirations bruyantes, des halètements et des plaintes de la femme se plaignant d'une gêne au bras.

Par moments, le rideau était fermé et les journalistes ne pouvaient entendre que des bruits.

Des membres du clergé ont été appelés à deux reprises dans la salle d'exécution, avant qu'une ambulance ne soit aperçue arrivant à la prison puis repartant.

Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, qui avait rejeté lundi la demande de grâce de Christa Pike, a annoncé dans un communiqué la suspension de toutes les exécutions prévues cette année.

En mai, toujours dans le Tennessee, des responsables pénitentiaires, avait interrompu l'exécution d'un homme condamné pour meurtres, faute d'avoir trouvé une veine appropriée pour l'injection létale.

CRIME COMMIS PENDANT L'ADOLESCENCE

Dans leur demande de grâce rejetée, les avocats de Christa Pike, ont mis notamment en avant les traumatismes subis durant son enfance et les abus sexuels dont elle a été victime.

Ses avocats ont également souligné des éléments prouvant que la mère de Christa Pike buvait beaucoup pendant sa grossesse, ce qui a contribué à un développement cérébral inachevé, rendant difficile pour leur cliente de contrôler ses impulsions lorsqu'elle était adolescente.

La femme aurait été la seule personne, dans l'histoire moderne de la peine capitale aux États-Unis, à être exécutée au Tennessee pour un crime commis alors qu'elle était adolescente.

Christa Pike avait 18 ans en janvier 1995 lorsqu'elle, Tadaryl Shipp son petit ami de 17 ans et un troisième complice ont attiré Colleen Slemmer, 19 ans, une camarade de classe de leur centre de formation professionnelle Job Corps de Knoxville, dans une zone boisée où ils l'ont torturée et tuée.

La nature macabre du meurtre, au cours duquel les auteurs ont gravé la forme d'un pentagramme sur la poitrine de la victime et prélevé un morceau de son crâne en souvenir du carnage, avait suscité à l'époque une importante couverture médiatique.

Les témoignages présentés au procès avaient révélé que Christa Pike considérait Colleen Slemmer comme une rivale.

Le couple a alors avoué le meurtre et tous deux ont été reconnus coupables l'année suivante de meurtre au premier degré. Christa Pike a été condamnée à mort, Tadaryl Shipp a lui été condamné à la prison à vie avec possibilité de libération conditionnelle.

Leur coaccusée, Shadolla Peterson, qui avait 18 ans au moment du meurtre et avait fait le guet pour les deux autres, a témoigné à charge et a été condamnée à une peine avec sursis.

Actuellement seule femme dans le couloir de la mort du Tennessee, Christa Pike a également été reconnue coupable en août 2001 de tentative de meurtre au premier degré lors d'une agression contre une autre détenue, selon le département correctionnel du Tennessee.

Les exécutions de détenues sont extrêmement rares aux États-Unis, selon l'ONG "Death Penalty Information Center", les femmes ne représentent que 18 des 1.683 personnes exécutées depuis que la Cour suprême a autorisé la reprise de la peine capitale en 1976. Le Tennessee a exécuté 17 personnes depuis le début de l'année.

(Steve Gorman à Los Angeles ; Version française Matthieu Huchet et Benoit Van Overstraeten, édité par Augustin Turpin)

1 commentaire

  • 09:55

    Ça fait penser à l euthanasie ratée en Belgique ou le personnel soignant avait du finir la patiente en l étouffant avec un cousin. ... on ne sait pas si la patiente a tenté de résister. ... je me demande si qd on fait des études pour soigner , pour sauver des vies on apprend à donner la mort avec une certaine humanité. ... faudrait peut être ne pas utiliser le même personnel pour 2 activités assez differentes. .. on pourrait peut etre utiliser des bourreaux


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